Le bénévolat : une quête de sens

Le sport restera le principal sujet de mon blog mais j’ai tenu à créer une rubrique qui n’a rien à voir avec le fitness et la course à pied. Ces activités sont clairement une passion mais j’ai aussi d’autres centres d’intérêt dans ma vie. Accompagner les demandeurs d’emploi en fait partie. Il m’était impossible de faire l’impasse sur le sujet …

Aujourd’hui, un français sur trois serait engagé dans des actions caritatives. Je me suis aussi lancée dans l’aventure en devenant bénévole au sein de l’association SNC. Depuis quelques mois, j’apporte mon soutien aux demandeurs d’emploi en les aidant à améliorer leur CV et leurs lettres de motivation. Je les conseille aussi dans la préparation des entretiens d’embauche, dans l’utilisation de leur réseau pour augmenter leurs chances de trouver un emploi … mes missions étant diverses, il serait inutile de faire une liste à la Prévert pour raconter mon expérience de bénévole.

Je préfère aborder les motivations qui déclenchent l’envie de s’investir dans les actions bénévoles. Les psychologues ont distingué 6 catégories de motivation : la compréhension du monde ( découverte de la nouveauté ; compréhension d’une situation économique, politique, socio-économique ; les valeurs morales ( solidarité, altruisme, conviction politique … ), l’amélioration de l’image de soi ( sentiment d’utilité, estime de soi … ), la socialisation ( besoin d’appartenance, liens humains, reconnaissance par autrui, identité sociale … ), la carrière ( entrer dans un secteur professionnel, première expérience, se constituer un réseau … ) et la lutte contre l’ennui, le mal-être et la solitude.

Sans remettre totalement en cause cette classification ( après tout, qui suis-je pour contester les travaux d’experts en psychologie ? ), je la trouve un peu stéréotypée si on la prend au pied de la lettre. Difficile de considérer qu’une personne n’appartient qu’à une seule catégorie.

En ce qui me concerne,  j’ai choisi de devenir bénévole pour diverses raisons. Je suis plutôt dans l’action et aime me sentir utile. Je souhaitais aussi apporter ma contribution en aidant les gens qui en ont le plus besoin et rester ancrée dans la réalité. J’aime comprendre ce qui se passe autour de moi, même si j’ai parfois été le témoin d’une réelle souffrance psychologique.  J’ai du mal à concevoir que l’on puisse fermer les yeux sur ce qui nous entoure.

Je m’investis aussi au sein de SNC parce que je suis sensible à la cause qui y est défendue. Je le suis pour d’autres sujets mais en ayant travaillé dans le recrutement et le service public de l’emploi, il m’a paru naturel d’aider les chercheurs d’emploi dans leurs démarches. La cause défendue par l’association ayant un lien étroit avec les ressources humaines, je ne cache pas que j’ai choisi SNC pour des raisons plus personnelles. En effet, je vois mon expérience bénévole comme un moyen d’entretenir, d’élargir mon réseau et d’acquérir de nouvelles compétences.

Enfin, je trouve que la société fait beaucoup d’amalgames au sujet du chômage. Ce n’est un secret pour personne que certains profitent des aides de l’Etat mais d’autres, dont les médias ne parlent jamais assez, souffrent de ne pas trouver de travail et d’être considérés comme des glandeurs. J’en ai moi-même fait l’expérience au cours de ma ( très courte ) période de chômage. Etant arrivée trop en avance à un entretien d’embauche, j’ai décidé de passer le temps en lisant dans un parc. Quelqu’un m’a demandé si ça ne me gênait pas de me la couler douce à 10h du mat’.

Un demandeur d’emploi profite non seulement du système mais n’a pas le droit d’être heureux. Beaucoup ne le sont pas à l’idée de s’inscrire à Pôle Emploi et quand certains prennent leur période d’inactivité avec philosophie, on leur reproche d’abuser des aides de l’Etat et de ne pas chercher de travail. Et si les choses n’étaient pas aussi simples que ça ?

La presse dit qu’on est de plus en plus nombreux à se lancer dans des actions bénévoles et que ces activités ne sont plus l’apanage des retraités. On veut bien les croire mais comment expliquer que les Restos du Coeur recherchent désespérément des bénévoles ? La situation en Isère, par exemple, est actuellement catastrophique. Peut-être que les gens ont peur de la précarité parce qu’ils ont conscience qu’ils peuvent s’y retrouver confrontés un jour … En temps de crise, la misère fait peur car on a plus tendance à s’identifier, à se dire que le malheur n’arrive pas qu’aux autres.

En tout cas, il y a paradoxe entre ce que l’on nous dit et ce qui se passe sur le terrain. Comme souvent, me diriez-vous …

 

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